Sue
Shi Lee
Née
à Manhattan-New.York-USA in 1980
Etudes :School
of visual Arts N_Y
Expositions :
group
exhibitions : (campus galleries) –
2002
– “In poursuit of happiness” - SVA Gallery -209 East 23 Street – NY
10010 _
2003
- “Micro view” - Westside Gallery -141 West 21 Street - NY 10011 _
2004
- « Nine » - Visual Arts Gallery Soho 137 Wooster Street - NY 10011
_
group
exhibition :
2005
– « A new american landscape » Urban center galleries –Municipal Art
Society – NY-
«
jeune fille au pair » in a family in Nice (France) during the summer 2000
and 2001.
Mon
nom, Sue Shi Lee, est à la croisée Est-Ouest pour la jeune artiste américaine
de 2ème génération d’origine nippone que je suis. Etudiant l’art dans les
années 2000, j’ai été influencée par l’émergence de la culture « otaku
» dans les œuvres des jeunes artistes du Japon aujourd’hui, l’utilisation
de l’imagerie manga, les toys, les jeux vidéo, les maquettes, les Pokemon,
etc., les héros d’une nouvelle mythologie populaire. De même je surveille
depuis longtemps du coin de l’œil cette tendance ‘kawaii’ (littéralement
‘gentille’) marquée par la couleur rose des petites filles, les dolls, les
bonbons, les fleurs… et malgré tout si ambiguë au regard de l’industrie
florissante des cosmétiques, du vêtement et du sexe, qui utilise pour sa
publicité les mêmes codes et fantasmes. J’ai visité toutes ces expositions,
la dernière encore à New York : « Part of Little Boy : The arts of Japan’s
Exploding Subculture », cet été 2005, l’artiste Chinatsu Ban, une japonaise
de ma génération et ses éléphants dont même les crottes sont «cute» !
(mignonnes !)
Ma condition naturelle est celle d’une internaute, d’une artiste numérique
qui se voudrait sans frontières car je ne veux pas être enfermée dans aucune
recherche identitaire nationale, comme artistiquement je ne reste pas dans une
catégorie précise (peintre ou photographe, etc.). Je pratique la peinture numérique,
fabrique des animations, crée des paysages colorés, voyage sur le web et
travaille avec tous les outils actuels à ma disposition pour collecter des
images et les transformer… Le « monde enchanté » ainsi créé est ma vision
du temps et de l’espace dans ma relation aux autres par l’échange continuel
d’informations. Ma pratique est dans la forme, dans le jeu et la fragilité,
je peins sans matière ou presque…
La première série que je propose en ligne s’intitule « Fish based painting
» (peinture à base de poisson) : ce sont des images de poissons trouvées sur
le web et transformées que je place au centre de compositions picturales
utilisant motifs, transparences et références de l’histoire de l’art. Ces
compositions sont imprimées à l’encre sur de la toile apprêtée comme pour
une peinture acrylique, l’objet « tableau » sera bien là au bout du
compte… en petit format.